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Le parallèle est sans doute un peu trop audacieux pour qu’on s’y risque…mais risquons-le quand même. En choisissant d’abdiquer pour préserver cette institution qu’est la monarchie espagnole, Juan Carlos ne vient-il pas de montrer la voie à certains de ses voisins, eux aussi confrontés à une forte crise de légitimité ?

Suivez mon regard : il nous conduit à l’Elysée, auprès d’un président désavoué par les enquêtes d’opinion, et par les sondages grandeur nature que sont les élections intermédiaires en France. Certes, le chef de l’Etat ne mettait pas en jeu son mandat lors des municipales et des européennes. Difficile néanmoins de l’extraire complètement de la défaite, sévère, pour ne pas dire historique, subie par la majorité.

Seul motif de réconfort pour François Hollande, il n’est pas seul dans la débâcle. Le parti socialiste l’accompagne donc, mais pas seulement. A l’UMP, la victoire aux municipales a vite été effacée par sa seconde place aux européennes, derrière le Front national, puis encore par l’affaire Bygmalion, une affaire de plus pour jeter le discrédit sur ceux que l’on appelle les ‘’partis de gouvernement’’.

Un discrédit qui pourrait bien s’étendre au cadre dans lequel ils évoluent, à savoir les institutions. « Crise politique ou crise de régime ? » s’interroge à ce sujet Gérard Courtois dans sa chronique du jour en dernière page du Monde. « Jusqu’à quel point » écrit-il encore « le crédit et l’autorité des principaux acteurs publics peuvent-ils s’effondrer sans ébranler le système politique lui-même ? »

C’est justement la question que nous allons poser ce soir.

« Les partis politiques auront-ils la peau de la Ve République ? »

Tag(s) : #aujourd hui
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